Portugal

juil. 2026

Jeudi 23 juillet

Histoire de faciliter le début du périple, ce voyage au Portugal commence la veille au soir à la plaine de l'Asse pour Paléo. Mais bon, on n'a qu'une jeunesse trentaine, non ? C'est donc après 5 petites heures de sommeil qu'on se lève comme des braves pour prendre le train direction Genève Aéroport. Enregistrement, dépôt des bagages, check de sécurité, tout facile. Et bizarrement, après le décollage de notre avion, on a les paupières un peu lourdes, donc on rattrape un petit peu de notre petite nuit.

Arrivée au Portugal tout aussi facile, notre bagage est le premier à sortir sur le tapis roulant, et direction récupération de notre camper-van qui sera notre hôtel pour la semaine !

Première étape après le ravitaillement du van, Peniche, ville côtière de pêcheurs à environ 1h de Lisbonne (1h20 quand on prend les mauvaises sorties dans les échangeurs à Lisbonne). On va quand même mettre les pieds dans l'océan Atlantique, on fait le tour de la petite péninsule qui donne son nom à la ville (du latin paene insula qui veut dire « presqu'île »), et on s'installe en terrasse au bord de la double plage de Praia Baleal pour notre premier repas au soleil couchant sur la côte. Pêche du jour grillée, gambas et petites tartinades, de la tuerie !

Après le repas, on reprend la route pour une vingtaine de minutes pour atteindre notre lieu de camping sauvage de la nuit. En vrai, c'était notre lieu Plan B. Le plan A n'a malheureusement pas survécu aux grosses tempêtes des mois passés qui ont déraciné beaucoup d'arbres et l'ont rendu inaccessible. Quoi qu'il en soit, un lieu hyper calme, avec vue sur l'océan pour le réveil de demain (il fait déjà nuit quand on s'installe), et le sommeil ne se fait pas prier au son du vent dans les buissons et des vagues au loin.

Vendredi 24 juillet

Les promesses nocturnes du lieu de camping ont été tenues au réveil, on est dans un lieu hyper calme, isolé dans la cambrousse avec les vagues au loin en contrebas. On prépare le van, le petit déjeuner et nos affaires, Mélanie en profite pour faire son yoga matinal face à l'océan et on entame notre petit déjeuner avec vue avant d'attaquer la journée.

Première étape du matin, visite d'Óbidos, une cité médiévale très bien conservée qui accueille par coïncidence son festival médiéval annuel au moment de notre visite. Pas mal de touristes, mais heureusement c'est un dédale de ruelles et il suffit de s'écarter de la rue centrale pour trouver le calme et le charme de la ville. On vagabonde et on fait le tour de la vieille ville avant de s'arrêter pour un petit jus en terrasse ombragée et on reprend la route direction Nazaré !

On arrive sur la côte et on parque notre hôtel pas loin du fort de la Praia do Norte, le temple du surf pro pendant les mois d'hiver où Nazaré se transforme en Mecque du sport avec des vagues qui peuvent mesurer jusqu'à 30 m (et y'a des têtes brûlées suffisamment brûlées pour se dire que c'est ok de surfer ces immeubles en mouvement !). Beaucoup moins de démesure quand on visite, c'est pas la saison des grandes vagues mais les rouleaux sur la plage en contrebas sont déjà impressionnants. On visite le fort qui sert de point d'observation et qui comporte une petite partie muséale où on voit notamment les spécificités du sous-sol océanique creusé en canyon et des vents qui génèrent ces murs d'eau quand les conditions sont réunies.

Après la visite, on se rend direction la plage du sud pour s'offrir un petit massage – oui, on a 30 ans et on a passé une nuit sur un matelas en mousse dure – et ensuite, je réveille l'enfant de 7 ans qui sommeille en moi et je vais jouer dans les rouleaux jusqu'à ce que l'océan soit déclaré vainqueur.

Retour vers notre van pour prendre la route vers une ferme à Vale do Espinhal où nous allons passer la nuit ce soir chez une famille qui a installé un projet d'écotourisme ici. On est accueillis hyper chaleureusement par nos hôtes et leurs nombreux animaux : chien, chat, poules, coq, chevaux ! On a tout le confort rêvé pour se préparer pour le lendemain pour le mariage d'Anaïs et João ! Le chat est très curieux et intrigué par notre van, et on se note d'être bien prudents au départ demain pour être sûrs de ne pas l'embarquer par inadvertance.

La soirée est toute tranquille, on mange au milieu des pommiers et on prépare calmement nos affaires pour le lendemain avant un dodo bien mérité !

Samedi 25 juillet

Il est pas dimanche et on n'est pas à Bamako, mais c'est bel et bien jour de mariage. La nuit a été tellement paisible dans cette ferme, jusqu'au chant de Ludwig le coq (la famille qui possède la ferme est d'origine hollandaise), qui a bien marqué l'aube environ 274 fois. Quoi qu'il en soit, un réveil relativement matinal est une très bonne chose, on se prépare tout tranquillement pour le mariage et on prend la route pour 30 petites minutes avant de rejoindre la Quinta da Fonte où on dormira directement sur place dans notre van à la fin de la fête.

Le mariage était hyper riche en émotions de tous les registres, touchant et plein d'amour tangible entre Anaïs et João, du grandiose kitsch avec les annonces des (nombreux) plats du menu qui se font en musique et l'apothéose de la présentation du buffet en mode feux d'artifice et concert privé (il fallait le vivre pour comprendre), et surtout, surtout, une abondance de nourriture comme on en a rarement vu ! La fête était magnifique d'un bout à l'autre, et pour que la dignité et l'intégrité de chacun demeurent intactes, c'est tout ce qui sera dit de cette journée fabuleuse ! Merci encore infiniment à Anaïs et João (et Philibert) de nous avoir comptés parmi les invités à ce mariage haut en couleur !

Il est 1h37 et des brouettes, la fête est finie, et nous regagnons le van sur le parking pour une petite nuit un peu ronflante.

Dimanche 26 juillet

Réveil en douceur à l'ombre d'un arbre sur le parking, il fait grand beau dehors, et très légèrement brouillard dans nos crânes, mais ça se dissipe très vite à mesure qu'on finit de se préparer pour reprendre la route. On se rend à Tomar pour le petit dej, ville où habite la famille de João, et après avoir un peu galéré (et frôlé un accrochage) on se gare et on va profiter d'un brunch dans un petit café de la ville qui nous remet d'aplomb en deux coups de cuillère à pot ! Tomar est une ville surprenante pour dire qu'on est au centre du Portugal, une magnifique rivière la traverse avec un grand parc verdoyant dans le coude de la rivière. Malheureusement, on ne s'attarde pas beaucoup plus, l'océan nous appelle et on doit répondre.

On se rend sur la Praia Azul juste au sud de Sainte-Croix (Santa Cruz donc) pour jouer dans les vagues une fois de plus. Sauf que là, comparé à Nazaré, les vagues sont vraiment plus intenses. Je suis seul à aller me baigner faire malmener par les vagues pendant que Mélanie surveille la baignade rit aux larmes en me voyant galérer. Je subis un tel cycle d'essorage dans les rouleaux que je retrouverai du sable dans les poches de mon maillot de bain jusqu'à la fin du voyage, et je suis assez certain d'en avoir même ramené un peu en Suisse.

Une fois l'essorage fini, on repart et on traverse Sainte-Croix (Santa Cruz toujours, suivez un peu) pour rejoindre la deuxième ferme qui sera notre hébergement de la nuit. En route on croise encore et toujours plein de magnifiques maisons aux façades riches en azulejos – ces mosaïques de faïence peintes en motifs différents à chaque maison.

On arrive en toute fin d'après-midi à la ferme pédagogique de Quinta da Caria et on en profite pour tendre le hamac et s'offrir un beau moment de sieste-répit-lecture-apéro-calme après la veille qui était si intense, le contraste fait du bien.

Repas tout tranquille ce soir-là et dodo tôt car demain, on se lève tôt pour aller surfer !

Lundi 27 juillet

On s'est levé tôt pour aller surfer. Mais si vous avez lu le paragraphe précédent, vous le saviez. On part de la ferme et on prend la route sous un soleil radieux direction Ericeira où on a RDV à 10h30 pour notre session de surf. Et alors qu'on est sur le point d'arriver à Ericeira, on a dû faire un mauvais virage à gauche et on se retrouve dans le brouillard yverdonnois à couper au couteau ! Littéralement visibilité à 50 m maximum ! Vasco, le directeur de l'école de surf, nous expliquera que les conditions météo de ces derniers jours avec la forte chaleur et le manque de vent ont fait que cette brume de mer s'est accumulée sur la côte et stagne tant que le vent ne se lève pas. C'est donc dans une météo style « Bretagne en octobre » qu'on enfile nos combinaisons et qu'on prend nos planches pour une session de surf qui sera malgré tout très très cool ! L'océan est étonnamment froid (toujours ce microclimat des derniers jours justement), mais les vagues sont là, et on a quand même notre expérience de surf au rendez-vous. Mélanie gère bien, vu son expérience passée de surf en Asie et en France, et moi… je joue dans les vagues, et j'arrive presque à me mettre accroupi sur la planche pour une ou deux vagues !

Après le surf, on s'en va explorer Ericeira et on s'offre notamment une petite pâtisserie locale qui s'appelle Pastel de Nata… Évidemment une institution nationale et il se trouve qu'on déguste celles d'une boulangerie qui a été finaliste du concours national cette année ! En visitant la ville, on tombe par hasard sur des posters du festival de films de surf du Portugal qui se tient pendant quelques jours alors on change nos plans de la soirée et on décide de prendre des tickets pour le film du soir.

Après être repassés au van, on se rend sur la Praia dos Pescadores pour un petit apéro-sieste-lecture-hamac bien mérité après cette journée. Puis vient l'heure d'aller au resto en vitesse avant d'aller à la projection du film de ce soir, « Kingdom of the Evening », qui se déroule au Maroc dans une super ambiance. En voyant les images magnifiques de ces surfeurs pendant le film, on s'étonne de ne pas avoir remarqué les équipes de tournage qui ont capturé nos exploits sur les vagues le matin même, mais on apprécie la rapidité de la production pour qu'on puisse voir le film le soir même.

Après le film, retour au van et on se rend un peu à l'aveugle dans l'obscurité vers le lieu de camping sauvage qu'on avait repéré sur plan vers les falaises au nord d'Ericeira. Nuit oblige, c'est un peu compliqué de parquer notre chambre d'hôtel bien à plat et on se retrouve donc bien malheureusement la tête un peu contre en bas pour cette nuit qui ne sera pas la plus agréable du voyage. Mais la vue qui nous récompense au réveil contribue à rattraper cette mauvaise nuit.

Mardi 28 juillet

Ce matin-là, j'amène Mélanie à une session de yoga dans une guest-house avec vue sur les vagues et j'en profite pour me balader et faire quelques photos au détour des ruelles d'Ericeira. On se retrouve ensuite pour un brunch en ville avant de décider de notre prochaine étape de la journée.

On se décide à prendre la route direction Lisbonne où on a nos deux prochaines nuits bookées au camping proche du centre, mais on fait un crochet par la Praia de Carcavelos sur le chemin et on profite une dernière fois d'un après-midi complet en mode plage-relax-sieste-lecture-baignade avant la fournaise de la ville. Quel bonheur cette dernière plage, malgré le sable qui n'est manifestement pas fabriqué avec le même sable que toutes les autres plages jusqu'ici et qui est vraiment bouillant. Mais l'eau est bien rafraîchissante comme il faut et l'après-midi est vraiment parfait !

On arrive ensuite au camping en début de soirée, une douche absolument salvatrice ! Puis apéro au coucher de soleil, petite cuisine et on s'endort à nouveau sans se faire prier après une journée bien remplie !

Mercredi 29 juillet

Journée de visite complète à Lisbonne ! Après un bon petit-déjeuner on prend le bus puis le train qui nous amène au centre-ville et on se rend au lieu de rendez-vous de notre Free Walking Tour au bord du Bairro Alto. Pendant les 3h du tour à pied, on arpente justement les quartiers principaux de la ville en suivant les explications historiques de notre guide Inês. On traverse donc les quartiers de Bairro Alto, Chiado, Baixa avant de finir dans le quartier pentu d'Alfama. On profite également de quelques petites dégustations en cours de route, dont évidemment un Pastel de Nata délicieux puis un godet de Ginjinha dans sa traditionnelle coupette en chocolat (vous savez, comme les baquets de crème double dans le choco en Gruyère). Bref, un super chouette tour qui se termine dans les hauteurs d'Alfama à la mi-journée. On se pose pour grignoter à l'ombre des arbres vers l'entrée des jardins du Castelo de São Jorge et on se fait surprendre par un lunch-spectacle grâce à un musicien de rue qui ambiance la foule et commence une vraie session de karaoké spontanée sous nos yeux, hyper cool à voir !

On continue l'après-midi en redescendant vers Baixa pour l'achat de quelques souvenirs culinaires à ramener avec nous, un petit break dans un café pour refroidir un peu (il fait vraiment sacrément chaud dès qu'on n'a plus la brise du bord de mer), et on termine la journée en prenant un de ces trams typiques de Lisbonne pour remonter vers l'Esplanada da Graça pour un apéro avec une vue sur toute la ville – et sur JoeyStarr. Fun fact, alors qu'on est en train de boire notre verre, je vois quelqu'un au loin qui s'approche de la terrasse et du point de vue, et pour la blague, pensant que c'est juste une personne qui lui ressemble, je lance à Mélanie « Tiens, y'a JoeyStarr de Wish qui arrive ». Sauf qu'en fait c'était vraiment lui ! Il se pose vers la barrière pendant quelques minutes pour admirer la vue, et il repart juste au moment où on confirme avec des recherches Google Images + Instagram que c'est effectivement lui – il a un DJ set surprise à Lisbonne le soir même ! On est un peu stupéfaits et on rigole sans raison de cette non-rencontre imprévue. Cinq minutes plus tard, un billet de 5 € qui traîne par terre juste derrière nous nous offre un deuxième verre, et après cet apéro un peu spécial, on redescend de nos hauteurs direction le resto du soir au pied du quartier d'Alfama. On mange en terrasse au O Trigueirinho, sans surprise, poisson grillé délicieux et copieux, puis il est temps de rentrer au camping, ranger le van pour notre dernière nuit et de préparer nos affaires pour le retour du lendemain.

Jeudi 30 juillet

Dernier réveil au camping, dernier réveil au Portugal, on fait les bagages, on range le van et on prend la route pour la restitution qui se passe sans accroc, puis direction l'aéroport avec passablement d'avance. On patiente dans une zone assez calme (vers les portes S19 et S20 au Terminal 1 de Lisbonne, c'est des bons sièges, et c'est un peu à l'écart du bruit si jamais). Embarquement dans l'avion, je vois à peine le décollage se faire que je m'endors pour me réveiller vaillamment pile pour l'atterrissage à Genève.

Hasard des calendriers de voyage, alors qu'on va prendre notre train pour rentrer sur Vevey, on arrive à s'arranger pour croiser mon petit neveu Gabriel et mon grand beau-frère Chris qui s'envolent pour le weekend à Oslo.

Le reste du retour, comme toujours, est tranquille mais lent jusqu'à Vevey. Avec une température absolument insensée à la sortie du train ! Qui a laissé la porte du four ouverte, bon sang ! Même au cœur de Lisbonne il ne faisait pas si chaud à la pire heure de l'après-midi !

Mais bref, un voyage magnifique, riche en émotions et en oméga-3 !

Muito obrigado e até breve!

Emportez ce voyage chez vous !

· TÉLÉCHARGEMENT NUMÉRIQUE ·

FICHIERS HAUTE RÉSOLUTION · IMPRESSION À DOMICILE 

Visiter la boutique